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jeudi 21 février 2013

Night thoughts

Il y a des blessures qui se rouvrent sans crier gare.
Des images douloureuse qui nous hantent au milieu de la nuit.
Des remords que l'on pensait enfouis qui ressortent et nous rongent.
Une douleur indescriptible qui revient, comme une rechute.
Une culpabilité cachée qui essaie inévitablement de se montrer au grand jour.

Sans un avertissement, on revit les pires journées de sa vie, on revoit les détails lugubres, on se remémore toutes les minutes d'un jour à jamais gravé dans notre mémoire.

Inlassablement, on se pose les mêmes questions
Inlassablement, on se reproche les mêmes erreurs
Inlassablement, on regrette les rares minutes perdues
Inlassablement, on se traite d'égoïste
Inlassablement, on culpabilise d'avoir été un enfant, tout simplement.

Cette douleur, nous tient éveillé quand il faudrait dormir, nous serre la gorge quand il faudrait vivre, nous paralyse quand il faudrait bouger.
On a beau essayer, elle reste. Là, sous la surface, elle attend que les protections se fragilisent pour attaquer et faire mal. Quand on est le plus vulnérable. 

Dans sa vie, il suffit de quinze minutes. 
Quinze minutes pour être marqué à vie.
Quinze minutes pour changer à jamais. 

Les questions restent sans réponses, les excuses sans pardon.
Les regrets ne s'apaiseront jamais, les larmes ne cesseront jamais de couler.

Je ne peux promettre que ceci : quel que soit le poids de ma culpabilité, de mes regrets, de ma douleur et de ton absence, j'avancerai toujours sans m'arrêter. Avec cette flamme dans le coeur. 

Tu me manques toujours autant.

dimanche 27 décembre 2009

Une flamme éternelle nous a quitté.

Une flamme éternelle nous a quittés, à midi, dans la petite ville de La Ciotat.

La journée s'annonçait plutôt bien, plein de petites broutilles qui nous disent que ce sera une bonne journée il fait magnifiquement beau, j'allais prendre le train pour retourner à Brest, revoir celui qui m'a volé mon coeur, ouvrir mes derniers cadeaux de noël, voir mes grands-parents.
Mais, il y a toujours un mais... J'ai pleuré au moment de dire au revoir à mon tit chat que je laisse en pension 2 mois, je suis devenue une fontaine devant Là-Haut, la veille, et surtout, ma grand-mère appelle en larmes... Non, quelque chose ne va pas bien, mon grand-père va encore aller à l'Hôpital...

Nous arrivons chez eux et au malheur, le docteur et l'infirmier sont là, on les précède juste, ma grand-mère a un peu peur, ma mère va voir mon grand-père, dans son lit, il dort...
Oui, mais quand le médecin le voit, c'est sans appel, il ne se réveillera pas de son dernier sommeil. J'entends ma grand-mère pleurer, et je pleure en écho, merci mon papa est là.
Et là, il faut prévenir tout le monde, le boulot pour leur dire qu'on sera pas là demain, la famille pour leur annoncer la triste nouvelle...

Au bout d'un moment, mon coeur déborde, je ne peux plus, j'ai besoin de changer d'air, d'être seule, d'appeler les gens qui soulageront mon coeur, le temps d'une discussion. Mes pas me mènent inexorablement vers la mer, une amie depuis toujours, qui d'un seul regard absorbe mes larmes par son seul "sshhh sshhh" et cette immensité m'apaise, me laisse pensive, en repos avec mon coeur pour un instant, alors moi qui n'est pas pu affronter ma flamme éternelle dans son lit, je ne peux supporter les pompes funèbres, triste métier, triste réalité. On sort, à trois, cette fois, le chemin nous ramène à la mer.
Les gens continuent leur balades en bord de mer, les enfants testent leurs cadeaux de noël, pourquoi les en blamer, la vie continue son cours, la terre ne s'arrêtera pas de tourner, demain le soleil se lèvera, et cette seule notion fait mal. On voudrait arrêter le temps, l'empêcher de couler aussi vite, revenir en arrière, ne plus souffrir, mais ce n'est jamais possible.
Sans s'en rendre compte, nous passons toute notre vie sur un chemin parsemée d'embuches, de joies, de tristesse, de vie, de mort, mais à la fin, il y a pour tous une gouffre dont le nom est "mort". Alors, on a besoin que cette fin ne soit pas la fin, on a besoin d'une suite quelque part. C'est la fin d'une histoire, à nous d'en commencer une nouvelle...
De faire notre deuil qui se fera lentement, difficilement, douloureusement...

Quelque part aujourd'hui un bébé est né quand mon grand-père a quitté ce monde, surement un nouveau marin qui sera un bon fils, un bon père, un bon grand-père, un oncle aimé, et qui sera un modèle pour ces descendants...


Mon coeur a mal...

dimanche 28 juin 2009

Flamme Eternelle

Les flammes éternelles jamais ne s'éteignent dans nos coeurs, même quand le vent de la vie aura éteint la dernière lumière.

Ça faisait longtemps que j'y avais plus pensé autant et ruminer autant mes mauvais souvenirs, surement cette anicroche sur le forum qui m'aura déprimé, comme quoi, une remarque en passant de la part d'une personne qui ne vous connait pas et ne connait pas vos souffrances quotidiennes peut vous bouleverser. Et comment une parole, dite apparemment à la légère, peut causer tant de réactions.

Voilà 2 ans et 5 mois que ma souffrance et ma peur sont quotidiennes, un arrière-gout amer dans la bouche qui, quoique vous fassiez, ne passe pas, une attente, une angoisse qui la nuit, sans y faire gaffe peut vous surprendre et vous replonger en enfer. Cette soirée de Janvier je ne l'oublierai jamais. C'est elle qui m'a forgée telle que je suis maintenant, elle qui a finalement orienté l'année qui a suivi et l'année d'après. Si je suis ici aujourd'hui, c'est à cause de ça, de cette flamme éternelle, qui, soufflée par un coup de vent, a perdu de sa superbe et n'ai plus qu'une braise dont une flammèche jaillit de temps en temps.

Ma flamme éternelle s'éteindra sur terre, mais jamais dans mon coeur, car seul l'amour que nous lui donnons la fera survivre par-delà l'obscurité de la mort.

samedi 29 mars 2008

je ne sais pas...

je ne sais pas... si finalement, je ne suis pas dans le faux depuis un an, qu'aurais-je du faire, mon métier me plaît, mais finalement que dire de ma "vie sociale"... plus ça va, plus je regrette, ma ville, ma vie "d'avant", d'avoir été aveugle, de ne pas avoir voulu croire, pour une raison que j'ignore...

parce que maintenant je veux retourner au lycée,
parce que je veux continuer à être dans vos vies
parce que j'y arrive pas si on fait pas le pas avant moi
parce que je dois me retenir de pleurer pour pas inquiéter l'homme orange
parce que je me demande si finalement ce fut une bonne idée de m'engager
parce que j'ai envie de voir ma soeur et ma mère
parce que j'ai envie de pleurer ma douleur
parce que j'ai envie de hurler ma douleur
parce que voir que tu modifies ton blog me fais si mal que j'en ai presque envie de retourner dans le passé
parce que je me rends compte de mes nombreuses erreurs
parce que je ne veux inquiéter personne
mais parce qu'il faut que ça sorte
parce que je vous envie d'être si heureuse
parce que tu es si belle maintenant
parce que quoi que je dise,
parce que quoi que tu m'ais dis ou fait,
parce que quoi que je fasse, je t'aime toujours autant, voir plus que tout
parce que j'aurais envie de plaquer cette vie que j'adore, juste pour te serrer dans mes bras
parce que je n'ai pas envie de t'effacer de ma vie,
parce que ces deux chansons me font toujours penser à toi
parce que finalement, je t'aime trop pour t'oublier
parce que la seule expression qui me vient pour te décrire c'est "ma meilleure amie"
parce que ça me fais mal d'avouer que j'ai tellement de tort
parce que je sais que tu as raison de ne pas vouloir me pardonner
parce que je n'ai plus aucune excuse
et parce que toutes ces réalités me font terriblement mal

je n'espère qu'une chose, que tu te reconnaîtras

mercredi 13 février 2008

pourquoi?

je ne suis pas allé à l'enterrement de mon camarade, pas la force, pas le courage. de quoi ? de voir son cercueil descendre dans sa tombe, de voir ses parents pleurer, de voir ces hypocrites de première faire semblant d'être affligé pour se faire bien voir...

malheureusement, ça me retombe sur le coin de la gueule, on me juge comme une garce qui n'est pas allé à l'enterrement de son camrade parce que "j'étais à l'anniversaire de ma grand-mère"
je dis merde !! à ceux qui se permettent de me juger sans me connaitre, je dis merde à ceux qui pensent qu'aller à l'enterrement d'une personne qu'ils ne connaissaient pas, qu'ils n'appréciaient pas les fera passer pour des gens bien...
j'ai envie d'en frapper quelques uns, et d'en engueuler la plupart, eux, maintenant, ils s'en foutent de lui, ils pensent à lui, peut-être, mais il n'en parle plus, ils se battent comme des coq pour finir premiers, pour être les meilleurs. merde !! et Yann dans tout ça ??? qui pense à lui?? qui se soucie de savoir ce que, finalement, il aurait aimé pour son enterrement?? qui se soucie de savoir que lui, avant de mourir, il pensaient que tous le prenait pour un con? pour la 5ème roue du carrosse? qui pense encore maintenant à ses manies, à ses pitreries, qui en faisaient sourire beaucoup, rire quelques uns et emmerdaient certains ?? non, plus personne ne se soucie de ça, son enterrement est passé, alors maintenant, tous se soucie de savoir combien ils finiront dans le classement, où ils vont aller, et je ne pense pas que beaucoup ont des flashs de lui, en cours, en train de nous faire rire, ou tout simplement en train de pousser sa gueulante.
Alors, moi, j'ai envie d'envoyer ces quelques mots, qui peut-être, parviendront à des oreilles qui s'en soucient.
Yann, sincèrement, sans toi, c'est plus la même chose, je ne sais plus comment faire pour faire passer le temps en étude quand j'ai plus la foi de réviser, j'ai toujours le réflexe de me retourner pour essayer de plaisanter avec toi. je sais qu'on a eu parfois des différents, que par moment, j'en avais marre de ton comportement de gamin, mais finalement, tes 25 ans, tu les avais franchement. J'espère un jour trouver la force d'aller sur ta tombe, de me recueillir, de te parler, de ne pas pleurer comme une madeleine. mais pour le moment, j'ai besoin de temps, pour avaler et digérer ta mort. Finalement, tu étais un des plus sympas de la section, et ta mort a grandement dégradé l'ambiance. Tu me manques, et tu manques à Vincent.

pour certains qui aimeraient le savoir, yann a été enterré le 09 février 2008, à 10h30 du matin, à Antibes (06). son coeur bat maintenant dans le corps d'une personne à qui il a sauvé la vie.

lundi 4 février 2008

C'était pas la journée

"A l'issue de la levée des couleurs, le pavillon sera mis en berne" ces quelques mots résonnent sur la place d'armes, en écho, un sanglot.

Il commence à pleuvoir.
"Communication du commandant en second.
-Hier soir, le matelot Yann Le Berre est mort des suites d'un accident de moto..."
Le reste, je ne m'en souviens pas...
Mon esprit n'a pas entendu la suite, je crois qu'ils ont dit quand cet accident avait eu lieu, mais je n'ai pas entendu, car mon être pleurait trop fort, avec toute sa force, que je n'ai pas entendu la fin de la communication.

Il pleut.
Le pavillon git au 3/4 du mat, il pends inexorablement pour faire savoir à tout le monde que notre camarade de section est mort.

Il pleut.

Peu de gens le connaissait réellement, peu de gens l'appréciait réellement. Beaucoup le prenait pour un guignol, mais au fond, il était si gentil, c'était notre camarade.

Il pleut toujours.
La mer, le ciel, tout ce qui nous entoure a l'air de pleurer avec nous.

J'entends encore la pluie.

Par le seul moyen que j'ai à ma disposition, j'exprime ce que je ressens. Si Dieu existe, pourquoi y-a-t-il tant d'injustice dans ce monde, tant de souffrance inutile, tant d'innocence perdue, tant de larmes ?? Mon coeur souffre, mais bientôt, sa souffrance sera atténuée. je n'oublirai pas Yann, je penserais à l'ui, à ses pitreries qui nous faisait tant rire, à ses coups de barre pendant les cours, à ses coups de gueules. Et je regretterais qu'il ait pensé qu'on ne l'appréciait pas, car en réalité, il était aimé de nous tous.

La pluie ne s'arrêtera pas.
Tu resteras dans nos coeurs,
Car tu es une étoile brillante,
Et surtout, une étoile riante.
Le 4 février 2008

mercredi 30 janvier 2008

On s'attache ~ Christophe Maë

cette chanson est trop réelle, mais malheureusement, on peut pas, ne pas s'attacher. je n'ai pas pleurer, mais j'ai eu du mal à me retenir, parce qu'ils vont réellement me manquer.
~
~
~
J'ai pas le style
Pourtant pas hostile
Mais c'est pas pour moi le costard uniforme
J'ai pas l'intégrale
Du gendre idéal
J'aurai toujours l'impression qu'on m'espionne
Pourtant pas contre l'amour
Je s'rais même plutôt pour
{Refrain}
Mais c'est pas pour autant qu'il faut
Qu'on s'attache et qu'on s'empoisonne
Avec une flèche qui nous illusionne
Faut pas qu'on s'attache et qu'on s'emprisonne
Mais rien n'empêche que l'on s'abandonne
Non !
D'un chef de file
J'en ai pas l'profil
Mais sur l'oreiller j'aime pas qu'on me questionne
Je suis pas James Bond
Entouré de belles blondes - non non non
J'envie même pas les hommes qui papillonnent
Pourtant pas contre l'amour
J'attends plutôt mon tour
{Au refrain}
On laisse rien
Le quotidien ça me tue, ça me tient, ça me fait mal - ça me fait mal
Rien de plus normal
Mais tu t'enfiles
Dans le fil
Il faut pas que tu dépasses
A chaque fois que tu resquilles
Mais t'es qui ?
T'es pas normal
On s'attache et on s'empoisonne
Avec une flèche qui nous illusionne
Faut pas, non, qu'on s'attache et qu'on s'emprisonne
Mais rien n'empêche que l'on s'abandonne
Non !
Faut pas
Qu'on s'attache et qu'on s'empoisonne
Avec une flèche qui nous illusionne
Faut pas qu'on s'attache et qu'on s'emprisonne
Mais rien n'empêche que l'on s'abandonne
Non, non !
{Choeur}
C'est beau l'amour
J'attend mon tour

mardi 29 janvier 2008

Les pleurs, les "au-revoirs".

ce n'est surement qu'un début, une fin de journée dans nos vies, mais seulement voilà, vous partez demain, vous partez de ce monde qui est le mien. j'espère vous revoir un jour, j'espère que je ne pleurerais pas, mais vous m'évitez de regretter ce que j'ai fais il y a quelques mois, un peu plus de 4. vous me permettez de ne pas déprimer, de me sentir à ma place dans ce monde qui est maintenant le mien, et pourtant, vous partez. trop tôt pour moi, pas assez pour vous. vous allez me manquer, c'est tout ce que je peux affirmer avec certitude, vous allez me manquer, et j'espère vous revoir un jour.
peut-être que certains peuvent se reconnaître, mais ce message ne s'adresse pas à 10 000 personnes, mais surtout une.
~
A bientôt, à vous, à toi qui a séché mes larmes, un soir où j'avais besoin de quelqu'un
~
Adieu
Il y a une chose que je souhaite vous dire.
Pas seulement avec des mots,
Mais du bout de mes doigts
Adieu.
Adieu.
Adieu.
Adieu, tout le monde.
Les séparations sont tellement tristes
Tellement, tellement tristes
"les séparations sont le commencement de nouvelles rencontres",
ou "chaque histoire qui se termine donne naissance à une autre"...
Pour l'instant,
Je me fiche complètement d'entendre ce genre de banalités.
Je t'en prie
Pleure avec moi.
Puisque l'on n'y peut rien, au moins
Pour le moment, pleurons ensemble.
Mon corps tout entier me donne l'impression de hurler
et
ayant perdu ce qu'il portait en lui,
me donne l'impression
qu'il s'en prend à tout ce qui se trouve
autour de moiet à présent,
sans la moindre garantie,
L'idée de vivre à nouveau
dans ce monde
m'inspire de la terreur
Avec une infime parcelle d'espoir
pour tout support,
tout du moins,
pleure avec moi.
Pleurons.
Je veux pleurer comme au jour de ma venue en ce monde.
Tu as dit qu'il n'était pas trop tard pour croire
en de "nouvelles rencontres" et
en de "nouveaux départs"
Et tu as souri.
Et tu es le dernier.
Merci d'avoir tenu...
...cette vieille, vieille promesse.
Merci.
Et adieu.
Natsuki Takaya,
Fruits Basket.